« Coups d’élan pour la recherche française »
La Fondation Bettencourt Schueller a décerné, mardi, les « Coups d’élan pour la recherche française ». Ce prix récompense, pour la 12e année, les chercheurs français « les plus méritants », explique Le Figaro. A l’instar de l’édition précédente qui avait récompensé quatre chercheurs de l’Inserm, ce sont quatre scientifiques du CNRS, qui ont reçu le prix cette année. Ont été récompensé, Marie-Anne Félix, Ronald Melki, Tâm Mignot, et Jean-Philippe Pin. Ces prix, d’un montant d’1 million d’euros, vont permettre aux chercheurs de travailler dans de meilleures conditions matérielles. (Le Figaro, 27/01)
« Homme-femme : la science face aux idées reçues »
Des neuroscientifiques mettent à mal les clichés sur les différences hommes/femmes, soulignent 20 Minutes, ainsi que Sciences et Avenir, qui publie un dossier à ce sujet, intitulé « Homme-femme : la science face aux idées reçues ». Ces critiques du cerveau sexué, qui sont publiées dans un numéro spécial de la revue Neuroethics, se basent sur l’analyse de 16 089 études d’imagerie cérébrale, effectuées entre 1992 et 2008. Les scientifiques ont découvert que seules 426 de ces études (soit 2,65%) montrent une différence entre les sexes. Ainsi, la plupart des études révèlent que les filles et les garçons possèdent des aptitudes équivalentes notamment pour le langage, la mémoire, le raisonnement et la motricité. (20 Minutes, 27/01, Sciences et Avenir, 01/02)
En bref
Jacques Demotes-Mainard, neurologue et professeur de biologie cellulaire, directeur d’Ecrin, réseau européen des infrastructures de recherche clinique, implanté au siège de l’Inserm, à Paris, livre, dans un long entretien accordé à La Recherche, son analyse critique concernant les procédures d’évaluation des nouveaux médicaments. Il estime qu’« il faut des essais cliniques plus exigeants ». Selon lui, il est nécessaire de « travailler de manière concertée avec une stratégie commune pour réaliser de grands essais multinationaux.» (La Recherche, 01/02)
L’Institut Curie, à Paris, propose, depuis quelques jours, en partenariat avec l’association Siel Bleu, un programme d’activités physiques adaptées, aux femmes ayant été traitées pour un cancer du sein, rapporte Le Figaro. Ce programme sportif entre dans le cadre du plan personnalisé de surveillance des patientes soignées. Cette initiative fait suite, explique le quotidien, aux nombreuses études prouvant les bénéfices de l’activité physique sur la santé, pour lutter contre le risque de cancer, mais aussi notamment contre l’ostéoporose ou la dépression. (Le Figaro, 27/01)
Le chercheur Philippe Mazereau, maître de conférences à l’université de Caen-Basse Normandie, rend compte, dans une interview accordée au Monde, de l’application et des limites de la loi du 11 février 2005, apportant notamment un droit à la scolarisation des enfants handicapés. Il souligne : « Beaucoup d’élèves handicapés scolarisés (…) ont de réelles difficultés d’apprentissage et, pour eux, l’école ne peut pas se contenter de faire plus de place. L’ensemble des pratiques enseignantes doit être repensé ». (Le Monde, 27/01)
Un jeune sur dix a déjà pratiqué un « jeu » d’apnée ou d’évanouissement, révèle une enquête, financée par le ministère du Travail, de l’emploi et de la santé, et réalisée, du 29 novembre au 8 décembre 2011, auprès de 1 012 enfants âgés de 6 à 15 ans. Selon cette enquête menée à la demande de l’Association de parents d’enfants accidentés par strangulation (Apeas), la moitié des jeunes interrogés pratiquant le jeu du foulard ou un équivalent ne se rendent pas compte de sa dangerosité, souligne Le Monde. (Le Monde, 27/01)
Marc de Garidel, président du groupe Ipsen et vice-président du Comité stratégique de filière des industries et technologies de santé, souligne, dans Les Echos, que la France « dispose de toutes les compétences, d’une recherche publique performante, d’une médecine de pointe, d’une base industrielle solide. Soit les atouts permettront le développement d’un secteur industriel compétitif sur le territoire national (…), soit la France achètera ailleurs les solutions thérapeutiques dont ses patients ont besoin ». Il détaille dans le quotidien les « trois axes majeurs » du Comité stratégique pour développer la filière des industries de la santé. (Les Echos, 27/01)