L’addiction passée au crible
Pier Vincenzo Piazza (directeur de recherche INSERM
862, Bordeaux) présente dans le Quotidien du Médecin ses travaux sur la
première corrélation biologique de la transition d'un comportement de
prise de drogue à une toxicomanie. L'équipe a posé plusieurs
principes : tout le monde ne développe pas une addiction, et la
consommation régulière d'une substance (vin, cigarette) n'induit pas
forcément une toxicomanie. La dépendance est depuis toujours associée à un
phénotype de « vulnérabilité ». « Les premiers modèles
animaux nous ont fait découvrir les bases biologiques de la vulnérabilité
à développer une prise régulière de drogue », confie Pier
Vincenzo Piazza, qui reconnait : « on ne savait pas pourquoi
certains de ces consommateurs développaient une toxicomanie ».
Ces travaux ont ainsi permis de découvrir que l'absence de contrôle de
l'usage d'une drogue est liée à un déficit de plasticité synaptique. Si ce
déficit peut survenir chez tout le monde, il apparait que seul les non
toxicomanes sont capables de retrouver cette plasticité neuronale.
Quotidien du Médecin [Le] , 28/06/2010
Reprise communiqué de presse du 24 juin 2010 : L'addiction,une perte de plasticité du cerveau?
Alzheimer : La stimulation magnétique comme
traitement possible
La stimulation magnétique transcrânienne
répétée (rTMS) a été proposée comme traitement possible des déficits
mnésiques associés à la maladie d'Alzheimer, mais les effets à long terme
de ce type de rTMS souffraient d'un manque d'études. Une équipe italienne a travaillé avec une dizaine de patients soufrant de la maladie à
un stade modéré, et qui ont bénéficié de rTMS par périodes courtes, au
niveau du cortex préfrontal dorsolatéral gauche (DLPFC). Il a été
constaté, après deux semaines, une amélioration cognitive significative,
perceptible particulièrement en ce qui concerne la compréhension auditive
des phrases. Cette amélioration est encore visible 8 semaines après la fin
du traitement.
Quotidien du Médecin [Le] , 28/06/2010
La rougeole est toujours là
Le virus de la rougeole "circule toujours
beaucoup" en France, prévient Isabelle Parent, de l'InVS. L'OMS
s'était pourtant fixé comme objectif d'avoir éradiqué la maladie en Europe
à l'horizon 2010. En France, "l'épidémie est arrivée en 2008. Depuis le
début de l'année, nous assistons à une forte intensification. Nous avons
ainsi dû avoir 2 000 cas dont 700 se traduisant par une
hospitalisation, et 120 pneumopathies", détaille Isabelle Parent.
Cette maladie peut toucher les enfants dès 5 à 6 mois. Un traitement
existe, ainsi qu'un vaccin. "Pour éradiquer le virus, il faut une
couverture vaccinale à près de 95%. Or, aujourd'hui, elle est hétérogène
selon les régions", prévient François Corty, de Médecins du Monde. Les
zones où sont localisés les foyers épidémiques correspondent le plus
souvent aux régions où la couverture vaccinale est la plus faible.
Libération , 29/06/2010