Bisphenol A : l’Inserm confirme les "signaux d’alerte"
L'AFP évoque l'expertise collective de l'Inserm sur le bisphenol A qui a
passé au crible plus de 300 études sur ses effets au niveau de la
reproduction. L'Inserm relève notamment "qu'une exposition au BPA chez
l'animal induit des effets au niveau du développement des organes de la
reproduction et de la fonction de la reproduction" et que certains
effets "persistent à l'âge adulte". De plus "certains effets sont
transmis à la descendance des animaux exposés", ce qui implique que le
BPA "peut induire des altérations de l'information génétique et
perturber l'expression de gènes". L'AFP évoque alors un communiqué du
député PS Gérard Bapt qui "salue avec satisfaction" le travail
d'expertise de l'Inserm qui "confirme le potentiel reprotoxique et
mutagène de ce perturbateur endocrinien, y compris à des doses
d'exposition largement inférieures à la valeur limite d'exposition".
L'AFP rappelle que le Parlement vient de décider la suspension de la
commercialisation des biberons contenant du BPA.
Agence France Presse_Fil Gen , 03/06/2010
Reprise communiqué de presse "Bisphenol A:effets sur la reproduction -une expertise collective de l'inserm "
Faciliter le dialogue entre les chercheurs publics et les chercheurs privés
Les
Assises de la recherche ont vocation à "faire dialoguer les directeurs
de recherche d'une quinzaine d'industriels de la pharmacie avec des
équipes de scientifiques français". La deuxième édition, qui se tient
aujourd'hui, est axée sur les maladies cardiovasculaires et
métaboliques (diabète). Recherche fondamentale et R&D sont invitées
à collaborer : les laboratoires privés ont besoin d'un soutien
académique avant d'entamer leurs essais cliniques, les chercheurs
publics ont besoin d'un soutien financier et d'un accès à l'industrie,
qui leur permettra de concrétiser leurs travaux. Les filiales
hexagonales de l'industrie pharmaceutique sont réunies au sein du LIR
(Laboratoires internationaux de recherche), un front qu'ont récemment
rallié les Français Sanofi-Aventis, Ipsen et Servier. Le crédit d'impôt
recherche a contribué à cimenter ces partenariats public-privé et,
parmi les sept projets en phase avancée, La Tribune cite celui
de Sanofi avec l'Aviesan, un accord pesant 50 millions d'euros sur
cinq ans.
Tribune [La] , 04/06/2010
L’Aviesan : partenariat public-privé ou "sous-traitance" publique ?
La
création de l'Aviesan symbolise la réforme de la recherche qui
s'esquisse en France. Son président, par ailleurs PDG de l'Inserm,
André Syrota, présente l'Alliance comme "une interface unique aux
industriels pour faciliter les échanges, préparer la programmation de
l'Agence nationale de la recherche (ANR)", et mieux valoriser la
recherche biomédicale française. Emmanuel Saint-James, président du
collectif 'Sauvons la recherche', dénonce une "sous-traitance" des
laboratoires publics au bénéfice des laboratoires privés. Pour Jean
Kister (SNTRS-CGT), "il s'agit surtout de faire financer par le public
cette fameuse preuve de concept, phase entre la recherche fondamentale
et les premiers essais cliniques, très risquée et que personne ne veut
prendre en charge". André Syrota récuse tout "parallélisme entre notre
énorme recherche publique en sciences de la vie et de la santé et les
partenariats avec les industriels. Nous ne faisons pas les mêmes
métiers."
Tribune [La] , 04/06/2010
Maladie de Parkinson : cibler la stimulation cérébrale profonde pu cibler le GPI ?
Une
étude randomisée remet en question le fait que cibler
la stimulation cérébrale profonde sur le noyau sous-thalamique (NST)
constituerait, contre les symptômes moteurs de la maladie de Parkinson,
une stratégie plus efficace que le ciblage du globus pallidus interne
(GPI). Ces deux approches seraient en réalité d'efficacité comparable.
Les chercheurs ont pu constater qu'elles apportent le même bénéfice, en
comparant l'évolution sur deux ans de 300 patients ayant une maladie de
Parkinson avancée.
Quotidien du Médecin [Le] , 03/06/2010
Bénéfices nutritionnels et sanitaires des cultures bio et des cultures conventionnelles
Depuis
2003, année où l'Afssa avait publié son rapport ('Évaluation
nutritionnelle et sanitaire des aliments issus de l'agriculture
biologique'), les données scientifiques sont assez nombreuses pour
autoriser une confrontation des agricultures conventionnelle et
biologique en termes de bénéfice nutritionnel et sanitaire. Il semble
que l'intérêt nutritionnel des produits bio ne soit pas aussi important
qu'on ne le supposait (teneurs en minéraux, oligo-éléments ou
vitamines), même si, selon les denrées étudiées, ces produits
conservent un léger avantage, en particulier pour ce qui est des
antioxydants. Pour les années à venir, Denis Lairon (Directeur de recherche Inserm, Marseille) attend
des progrès "avec des objectifs affichés de résultats sur la qualité
nutritionnelle et sanitaire des productions, et des soutiens forts des
pouvoirs publics".
Quotidien du Médecin [Le] , 03/06/2010


